CCUNESCO comme catalyseur

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Mobiliser les experts canadiens

L’approche interdisciplinaire de la CCUNESCO favorise un riche dialogue entre les membres, les partenaires et les organismes gouvernementaux afin d’apporter des réponses pertinentes aux questions présentant un intérêt particulier pour les Canadiennes et les Canadiens. La CCUNESCO est résolue à faire participer le public afin de trouver des solutions aux défis d’aujourd’hui par le biais de l’échange de connaissances, de l’inclusion sociale et de l’éducation novatrice. Elle le fait par la mobilisation des membres de la collectivité et par l’intermédiaire de ses vastes réseaux, qui comprennent les chaires UNESCO, des ONGs et des experts dans les domaines de compétence de l’UNESCO.

En 2015, à la demande d’Affaires mondiales Canada, la CCUNESCO a entrepris des consultations pancanadiennes auprès d’experts, de représentants des gouvernements et du public sur le Programme et le budget de l’UNESCO 2018-2021. Sur la base de ces consultations, la CCUNESCO a élaboré un cahier d’information interne à l’intention de la délégation du Canada qui comprend une analyse approfondie du budget et du futur programme de l’UNESCO. Le soutien assuré par la CCUNESCO à la participation du Canada à la 38e session de la Conférence générale de l’UNESCO a été reconnu par les membres de la délégation canadienne.

La Conférence générale de l’UNESCO a réuni un nombre record de 2738 délégués représentant 191 États membres. Élaine Ayotte, ambassadeure et déléguée permanente du Canada auprès de l’UNESCO, et Line Beauchamp, représentante du gouvernement du Québec au sein de la Délégation du Canada, ont pris la parole. Mme Ayotte a réitéré la position et les priorités du Canada, notamment sur l’importance de valeurs fondamentales comme les droits de la personne et la liberté d’expression. Ella a également annoncé que l’UNESCO et la CCUNESCO organiseront de concert la « Semaine de l’éducation pour la paix et le développement durable », à Ottawa en mars 2017. Quant à Mme Beauchamp, elle a notamment réitéré le profond attachement du Québec à la défense de la liberté d’expression artistique ainsi qu’au respect des créateurs et présenté les principales mesures législatives adoptées par le gouvernement du Québec dans le domaine. Elle a de plus souligné la contribution alors récente du gouvernement du Québec au Fonds international pour la diversité culturelle.

Le Canada portera une attention particulière au processus de réflexion en cours à l’UNESCO sur l’opportunité d’établir un projet de déclaration de principes éthiques en rapport avec le changement climatique ainsi qu’au développement d’un plan d’action destiné à protéger le patrimoine culturel et à promouvoir le pluralisme dans les situations d’urgence et de conflit. Le Canada assurera également le suivi de sa nomination au Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC), qui traite de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes.

La Commission canadienne pour l’UNESCO a trois commissions sectorielles : (1) Éducation, (2) Sciences humaines, sociales et naturelles et (3) Culture, communication et information. De nature consultative, les commissions sectorielles formulent des recommandations au Comité exécutif et offrent une plateforme unique pour le partage des savoirs et des pratiques exemplaires. Elles se composent d’experts, d’ONGs et de représentants gouvernementaux qui promeuvent les intérêts des programmes et activités de l’UNESCO au Canada dans leurs secteurs respectifs.

Pour la période couverte par ce rapport, les trois présidents  des commissions sectorielles ont entrepris une réflexion portant sur le rôle et le fonctionnement des différentes commissions pour contribuer de manière plus significative à la réalisation du mandat de la CCUNESCO et aborder les grands enjeux actuels de façon transversale et thématique. De plus, les trois présidents ont organisé et animé des sessions thématiques dans le cadre de la 56e AGA de la Commission afin de discuter de notre responsabilité individuelle et collective face aux enjeux de citoyenneté, de développement durable et d’éducation. Ces sessions ont permis d’identifier différentes manières de contribuer de façon concrète à leur mise en œuvre. (Voir le rapport complet ici.)

Photo : Jon Yee

Le projet pilote sur la « valeur des écoles associées de l’UNESCO » consistait à évaluer le Réseau des écoles associées de l’UNESCO, le premier programme à être officiellement évalué par la CCUNESCO pour ses retombées pour la population canadienne. À la 56e AGA, l’équipe du projet, dirigée par le président sortant Axel Meisen, a déposé son rapport qui conclut que la nouvelle méthode d’évaluation de la CCUNESCO a mesuré avec succès la « valeur » aussi bien qualitative que quantitative des écoles associées de l’UNESCO au Canada, et que les élèves ont tendance à transmettre les principes enseignés, comme l’inclusion et la durabilité, à leurs familles et dans leurs collectivités. Quant à savoir si cette influence se fait sentir à long terme demeure une question à approfondir. Mais la CCUNESCO possède maintenant une méthodologie pratique (anecdotes-éléments Delphi [A-DEM]) qu’il sera possible d’appliquer à d’autres études et même de communiquer à d’autres commissions nationales désireuses d’évaluer la valeur des programmes de l’UNESCO. Pour en savoir davantage sur le projet et la méthodologie de l’enquête fondée sur des anecdotes et des témoignages, consultez le rapport complet.