Conserver le patrimoine documentaire mondial : notre mission depuis 25 ans

Créé en 1992 par l’UNESCO, le Programme Mémoire du monde a pour objectif de faciliter la préservation du patrimoine documentaire et d’en assurer l’accès.

Le Programme est reconnu pour son Registre international et les autres Registres nationaux qui contribuent à sensibiliser à l’importance du patrimoine documentaire comme « mémoire » de l’humanité.

Les inscriptions aux Registres doivent répondre à plusieurs critères dont l’intérêt universel pour le Registre international et l’intérêt canadien pour le Registre de la Mémoire du monde du Canada.

Le Registre de la Mémoire du monde du Canada sera un reflet de la diversité de notre patrimoine

Le Registre de la Mémoire du monde du Canada

Le Registre de la Mémoire du monde du Canada sera un reflet de la diversité de notre patrimoine documentaire, d’un point de vue linguistique, culturel, géographique, identitaire, spirituel, politique, économique, scientifique et artistique. Les inscriptions aux Registre comprennent des documents (écrits, films, photos, enregistrements, etc.) rendant compte des moments marquants de notre histoire, incluant différentes expériences, qu’elles soient nationales, relatives aux Peuples autochtones, à des régions, des collectivités ou des individus. Le patrimoine documentaire inscrit au Registre peut être tout aussi bien des pièces uniques que des fonds et des collections produits par le secteur public et le secteur privé ou par des personnes physiques ou morales.

Le Comité consultatif Canadien de la Mémoire du monde

Le Comité consultatif canadien de la Mémoire du monde est composé de Chantal Fortier (présidente), Camille L. Callison (vice-présidente), Lorraine O’Donnell, Yves Frenette, Derek Cooke et de deux membres d’office : le bibliothécaire et archiviste du Canada et le président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Le mandat du Comité consiste à étudier et à évaluer les propositions d’inscriptions aux Registres international et canadien de la Mémoire du monde.

Actuellement

À ce jour, le Canada compte six inscriptions au Registre international :

  • Les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson (Archives du Manitoba) [2007]
  • Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800 (Musée de la civilisation du Québec) [2007]
  • Le film Voisins de Norman McLaren (Office national du film du Canada) [2009]
  • Collections de l’Université de Toronto sur la découverte de l’insuline dont les incidences ont été mondiales (Bibliothèque de livres rares Thomas Fisher de l’Université de Toronto) [2013]
  • Le patrimoine documentaire de Marshall McLuhan (Bibliothèque et Archives Canada & Réseau des bibliothèques de l'Université de Toronto) [2017]
  • La série documentaire Le son des Français d'Amérique, de Michel Brault et André Gladu (Cinémathèque québécoise) [2017]

Comment présenter une candidature

Pour soumettre une proposition d’inscription au Registre international de la Mémoire du monde et/ou au Registre de la Mémoire du monde du Canada, on doit remplir un formulaire et suivre certaines procédures. Pour en savoir davantage, communiquez avec Pauline Dugré, charge de programme, à l’adresse suivante : pauline.dugre@unesco.ca.

Membres du Comité consultatif canadien pour la Mémoire du monde

Camille L. Callison, Manitoba

Camille L. CallisonCamille Callison vient du clan Tsesk iye (Corbeaux) du peuple Tahltan. Elle est titulaire d’un baccalauréat en anthropologie et d’un MBSI Concentration Premières Nations. Elle se consacre à la préservation de la culture, des documents culturels et du savoir autochtones. Camille Callison est bibliothécaire des services autochtones et bibliothécaire de liaison dans les domaines de l’anthropologie, des études autochtones et du travail social à l’Université du Manitoba. Elle se charge de répondre aux besoins uniques de la communauté autochtone à l’Université du Manitoba dans le domaine bibliothécaire. Elle encourage le savoir autochtone par le développement des collections, l’élaboration de nouveaux programmes destinés à favoriser l’instruction et le maintien des étudiants autochtones, ainsi que le développement de collections et d’ouvrages de référence se rapportant aux thèmes qu’elle étudie. En outre, elle est membre du conseil consultatif sur les Autochtones de l’Université du Manitoba. Elle met en avant les archives et les bibliothèques autochtones, et elle formule des recommandations sur les besoins du peuple autochtone en matière d’information et de services bibliothécaires grâce à sa participation aux activités d’associations professionnelles aux niveaux local, national et international.

Elle est membre de la Fédération canadienne des associations de bibliothèques (FCAB-CFLA) en tant que représentante autochtone, membre du Comité sur le droit d’auteur, où elle a été présidente du Comité de vérité et réconciliation de la FCAB-CFLA, et elle est actuellement présidente du comité permanent sur les affaires autochtones de la FCAB-CFLA. Elle est membre du Conseil consultatif des bibliothèques publiques du Manitoba, du service Indigenous Matters (Affaires autochtones) de la Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA), ancienne présidente de la Manitoba Library Association, et membre bénévole du MLA Prison Library Committee, qui propose des services bibliothécaires aux détenus. Elle a été membre des comités d’implantation et de candidature de l’Université du Manitoba formés pour apporter les archives du Comité de vérité et réconciliation à l’Université du Manitoba, et elle a organisé et coprésidé le 9ème forum international des bibliothécaires autochtones en août 2015 avec l’Aîné David Courchene Jr à l’Université du Manitoba.

Camille Callison effectue des recherches sur les thèmes suivants : bibliothéconomie autochtone ; rôle des bibliothèques et des archives dans la préservation des langues et du savoir traditionnels tout en contribuant à leur rétablissement, à leur revitalisation et à la protection du droit d’auteur ; élaboration de pratiques exemplaires relatives aux bibliothèques et aux archives pour les peuples autochtones et à l’apprentissage de l’organisation et de la préservation du savoir par divers moyens aux communautés autochtones et aux organismes locaux.

Derek Cooke, Yukon

Derek CookeDepuis 1975, Derek Cooke contribue à la mise en valeur et à la préservation du patrimoine auprès des organismes municipaux, provinciaux/territoriaux et fédéraux, ainsi que des Premières Nations. Après des études initiales en Histoire et sur les Autochtones à l’Université Trent et en Technologie des musées au Collège Algonquin, sa carrière l’a mené de musées en musées : Upper Canada Village, Black Creek Pioneer Village, les musées du comté de Prince Edward, le Diefenbunker (le musée canadien de la Guerre froide) et les Musées nationaux du Canada. Derek Cooke a consacré une partie importante de sa carrière à Parcs Canada, où il a travaillé au Lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg, et dans les bureaux de l’Alberta et de l’Ontario. En 1993, il a été affecté au ministère fédéral des Communications en tant qu’agent du Programme d’aide aux musées en Ontario. De 1994 à 2005, il a été conservateur en chef et directeur des services de conservation à Parcs Canada. Il a également collaboré dans le cadre d’expositions et d’initiatives avec le Musée canadien des civilisations, le Royal British Columbia Museum, le musée Pointe-à-Callière et le National Park Service aux États-Unis, tout en suivant des cours de muséologie au Musée d’anthropologie de l’Université de la Colombie-Britannique. Il a été récompensé par Parcs Canada pour son travail sur la commémoration du chemin de fer clandestin au Canada ainsi que la gestion et la conservation des collections du lieu historique national du NCSM Haida.

Derek Cooke a également été consultant en patrimoine et expert évaluateur et a donné des conférences et organisé des ateliers auprès de groupes d’intérêts spéciaux. Sa passion pour la mise en valeur et la préservation du patrimoine s’est exprimée dans le travail de sensibilisation qu’il a réalisé pour Interpretation Canada, la Société historique de l’Ontario, et le Réseau des musées d’Ottawa et en tant que membre du conseil d’administration de « Taste the County », coopérative régionale de commercialisation de destinations touristiques dans le comté de Prince Edward, en Ontario.

Après avoir déménagé au Yukon en 2012, il a géré le Yukon Beringia Interpretive Centre avant de devenir coordinateur patrimoine/culture au Kwanlin Dűn Cultural Centre. Derek Cooke est actuellement responsable du Conseil du patrimoine des Ta’an Kwäch’än. Il est aussi membre du Conseil consultatif des arts du Yukon et du groupe de travail sur le patrimoine des Premières Nations du Yukon.

Chantal Fortier, Ontario

Chantal Fortier Pendant plus de 30 ans, le patrimoine et la culture ont été au cœur de la carrière de Chantal Fortier. Après avoir dirigé pendant trois ans un événement pan-québécois de culture scientifique, elle a occupé divers postes de gestionnaires dans les services éducatifs et le développement des expositions au sein de la Société des musées des sciences et de la technologie de 1987 à 1999. En 2000, elle a rejoint le ministère du Patrimoine canadien où elle est devenue directrice des programmes de financement des organismes du patrimoine (musées, archives et bibliothèques), incluant un programme destiné à préserver et mettre en valeur le patrimoine audio-visuel canadien. En 2005, Chantal est passée au Bureau des Affaires du portefeuille y servant à titre de Directrice de la gestion du portefeuille. Ses responsabilités ont notamment inclut le financement, la planification stratégique et le rendement ainsi que des enjeux de politiques publiques pour les organismes culturels fédéraux. À partir de 2011, un nouveau défi se présente dans le secteur des Affaires culturelles où elle devient Directrice politique, et gestion stratégiques. Outre la planification et le rendement sectoriel, Chantal gère également le Secrétariat fédéral-provincial-territorial sur la culture et le patrimoine et TV5. Ces expériences lui permettent d’avoir une bonne compréhension des enjeux dans le domaine de la préservation et la mise en valeur du patrimoine documentaire. Fin 2013, Chantal prenait sa retraite de la fonction publique. Depuis, elle partage son temps entre quelques activités professionnelles relatives à la culture et d’autres comme bénévole en tant que membre du comité de gouvernance de l’hôpital Montfort. Chantal est titulaire d’un baccalauréat en biologie et d’une maîtrise en muséologie de l’Université du Québec à Montréal.

Yves Frenette, Manitoba

Yves Frenette Yves Frenette est professeur et titulaire de la chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones à l'Université de Saint-Boniface (Manitoba). Originaire de la région de Québec, il a fait des études en histoire à l'Université Carleton et à l'Université Laval. Il est l’ancien directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française et de ce qu’on appelle maintenant l'Institut d'études canadiennes et autochtones, à l'Université d'Ottawa. M. Frenette est également professeur associé aux départements d’histoire de l’Université York et de l’Université d’Ottawa. Au cours de sa carrière, il a également enseigné au Bates College (école d’études supérieures) ; à University of Maine à Orono ; au Collège universitaire Glendon, un campus de l’Université York à Toronto ; ainsi qu’à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la Universität der Saarlandes et l'École nationale des chartes.

À l'automne 2013, il a été nommé titulaire de la Chaire d'études sur le Canada par le PRES Limousin-Poitou-Charente (un groupe de recherche/d’enseignement) en France. Spécialiste de la francophonie nord-américaine et de l’histoire de l’immigration et des groupes ethniques, il a fait paraître trois livres (Histoire de la Gaspésie, 1981, 2ème édition 1999 ; Brève histoire des Canadiens français, 1998 ; Transposer la France, 2017) et plus de 100 chapitres et articles scientifiques. En outre, il a dirigé ou co-dirigé une quinzaine d’ouvrages collectifs. M. Frenette a réalisé le site web Francophonies canadiennes : identités culturelles, qui a reçu plusieurs prix. Avec les géographes Étienne Rivard et Marc Saint-Hilaire, il a publié l’atlas historique La francophonie nord-américaine, lauréat du Prix de l'Assemblée nationale 2012 décerné par l'Institut d'histoire de l'Amérique française.

M. Frenette dirige le projet de développement de partenariat « Nouveaux regards sur l’occupation du continent nord-américain par la population canadienne-française, 1760-1914 ». Ses autres projets portent sur le rôle de la correspondance dans la formation des diasporas francophones, l’histoire des francophones dans le Dakota du Nord, la vie d’un immigrant danois dans l’Ontario de l’après-guerre, l’immigration française au Canada, la vie d’un migrant canadien-français au XIXe siècle et les migrations francophones dans l’Amérique contemporaine. M. Frenette est codirecteur de la revue Francophonies d’Amérique. Sa brève histoire illustrée de l’Acadie est parue en 2014 aux Éditions du Septentrion. M. Frenette est cochercheur dans le vaste projet de recherche concertée Le français à la mesure d’un continent : un patrimoine à partager.

Dans le passé, M. Frenette a été président du Comité des interventions publiques de la Société historique du Canada et président du Comité d’experts externes de la Commission de la capitale nationale. Il est aussi membre, de la Société royale du Canada, de l’Ordre des francophones d’Amérique et de la Société Charlevoix.

Lorraine O’Donnell, Québec

Lorraine O’DonnellLorraine O’Donnell s’est prise de passion pour les archives lorsqu’elle étudiait l’histoire dans le cadre de son baccalauréat (Université d’Ottawa), de sa maîtrise (Université York) et de son doctorat (Université McGill, 2003). Elle a travaillé en tant qu’étudiante à Bibliothèque et Archives Canada (service Pré-confédération). Elle a ensuite travaillé, en tant que membre du personnel, aux Archives publiques de l’Ontario, sur les documents textuels et visuels de la Compagnie Eaton. Aux Archives de l’Université de Toronto, elle a été responsable des supports spéciaux, avant de travailler à Amsterdam, à l’Institut international d’histoire sociale et en tant que bénévole aux archives d’Amnesty International. Sa passion l’a menée à la publication de son article primé dans la revue Archivaria sur le thème des archives non textuelles. Lorraine O’Donnell a également enseigné l’histoire canadienne à l’Université Laval et la civilisation occidentale au Champlain College.

Dans les années 1990, Madame O’Donnell a créé une société de conseil axée sur les projets communautaires. Parmi ses mandats, citons la recherche dans les archives, l’organisation d’expositions sur les communautés irlandaises et juives ainsi que la création d’une liste complète de ressources patrimoniales, notamment les registres et les documents d’archives, concernant le Québec anglophone.

Lorraine O’Donnell a complété ce travail par un diplôme d’études supérieures en développement économique communautaire (Université Concordia, 2008). Depuis 2008, Lorraine O’Donnell est chercheuse-coordinatrice du Réseau de recherche sur les communautés québécoises d'expression anglaise à l’Université Concordia. À ce poste, elle encourage la production de connaissances et le soutien inter-institutionnel des anglophones du Québec, et elle a comparu devant les sous-comités des langues officielles de la Chambre des communes et du Sénat. Elle participe aux consultations annuelles de Bibliothèque et Archives Canada. En 2015, l’Université l’a nommée professeure adjointe affiliée.

Lorraine O’Donnell est active au sein de la société civile. Parmi ses activités relatives au patrimoine, citons son poste d’administratrice bénévole d’Irish Heritage Quebec et de la Société littéraire et historique de Québec, où elle a présidé le comité d’archives. Elle est actuellement membre du Réseau du patrimoine anglophone du Québec, de la Société Saint-Patrick de Montréal et de la Société historique du Canada. Totalement bilingue (français/anglais), Lorraine O’Donnell a vécu à Ottawa, à Vancouver, à Toronto, à Amsterdam, à Québec et à Montréal, son lieu de résidence actuel.